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Réseau Afrique Jeunesse

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Stratégie de réconciliation accélérée dans un Burkina post-transition : l’heure est au bilan et à la capitalisation des actions

Le Réseau Afrique Jeunesse a organisé le 29 mars 2019 à Ouagadougou, un atelier bilan et de capitalisation de la « stratégie de réconciliation accélérée dans un Burkina Post transition ». Il a réuni les acteurs de mise en œuvre ainsi que quelques bénéficiaires directs du projet.

Démarrée en Avril 2017, la « stratégie de réconciliation accélérée dans un Burkina Post transition » s’est étalée sur une période de deux ans. Ce projet qui a bénéficié de l’appui du Fonds des nations Unies pour la Démocratie (FNUD) avait pour but de cultiver la revendication sociale afin de contribuer à une cohésion sociale au Burkina Faso à travers la promotion du dialogue intercommunautaire, de la tolérance et de comportements responsables.
Il visait ainsi l’accentuation de la stabilité du Burkina Faso post transition politique. Pour ce faire, les cibles étaient les leaders des organisations de la société civile, les mouvements estudiantins, les leaders religieux, les journalistes, les jeunes filles leaders d’associations, les autorités en charge de la cohésion sociale.
Deux années durant, des actions ont été entreprises par le Réseau Afrique Jeunesse sur le terrain dans l’optique de semer les graines de la paix dans les treize (13) régions du Burkina Faso. Mettant l’accent sur le dialogue, des cadres d’échange ont été créés pour assurer la pérennité du projet. Il s’agit :
• du cadre de concertation des scolaires sur la culture de la non-violence ;
• du cadre de concertation des autorités coutumières et religieuses sur la médiation communautaire et sociale ;

• du réseau national des journalistes engagés dans la prévention de conflits.

Après l’exécution des activités dudit projet, cet atelier a été initié pour permettre aux acteurs de mise en œuvre de faire le bilan, d’en tirer les enseignements nécessaires en vue d’améliorer les actions futures et de capitaliser les acquis du projet. C’était aussi l’occasion d’analyser la manière dont le Réseau Afrique Jeunesse a mis en œuvre les activités du projet pour en tirer des leçons en termes de pratiques à repiquer ailleurs ou au contraire à éviter en vue d’améliorer la qualité et l’efficacité des actions qui viendraient à être conduites au Burkina Faso dans les mêmes thématiques.

« C’est le contexte qui nous avait guidés vers la mise en œuvre d’une « Stratégie de réconciliation accélérée dans un Burkina post transition ». Nous n’avons rien inventé, le processus de réconciliation entamé par la transition n’allait pas au même rythme que celui souhaité par la grande majorité de la population. C’est pour cela que nous nous sommes dit que tous les acteurs sont appelés à pacifier le pays, à faire revenir la cohésion sociale d’antan. Mais nous ne sommes pas là en tant qu’organisation de la société civile pour dire qui a fait quoi ; mais pour faire en sorte que tous les acteurs jouent leurs rôles.
Je crois que nous ne sommes pas passés à côté, car le Haut Conseil pour la Réconciliation et l’Unité Nationale (HCRUN), qui a d’ailleurs parrainé le lancement de ce projet est aujourd’hui un grand partenaire à nous ».

Un projet qui a été un succès et une belle expérience pour le Réseau Afrique Jeunesse

« Le fait d’avoir élaboré un programme qui va booster la cohésion nationale au Burkina Faso constitue un premier succès pour nous. Beaucoup de partenaires, d’institutions, ont emboité notre pas ; la réconciliation nationale n’est plus un sujet tabou, tout le monde en parle.
Nous avons réussi également par notre plaidoyer à impulser l’action gouvernemental, en témoigne la création du ministère en charge de la cohésion sociale qui a été une des interpellations fortes des Organisations de la Société Civile.
Un autre succès, c’est d’avoir réussi, à travers la formation des délégués généraux des grands établissements des treize régions du Burkina, à pénétrer le monde scolaire, qui était un monde fermé, un monde difficile d’accès. Nous pouvons en être fiers, car le ministère en charge des droits humains et celui en charge de l’éducation ont lancé la même opération pour accompagner les établissements.
Les coutumiers et les religieux jouent un grand rôle et nous avons réussi à fédérer les énergies ; à mettre des leaders évangéliste, catholique, musulman ensemble aux cotés de leaders coutumiers et chefs traditionnels.
Nous sommes aussi arrivés à réunir les journalistes de toutes les régions autour du traitement de l’information sensible ».

Des difficultés, il y en a eu et pas des moindres

« Nous avons eu de la résistance auprès des militants des partis politiques et nous avons mis du temps à nous faire comprendre. Une autre chose qui n’avait pas été prévue, c’est la situation sécuritaire qui nous a amené à revoir nos positions, à revoir nos présences dans certaines régions, et à reformuler activités dans d’autres ».

Da Hien Donald 1745 Vues

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